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Aux XVIIIème et XIXème siècles, on a instauré l'usage d'exposer le jour des noces tous les cadeaux reçus avec les noms des donateurs. La tradition voulait aussi que huit jours après le mariage, les époux fassent la tournée des visites de noces, et que la mariée soit vue avec ses bijoux.
Le trousseau de la mariée , objet de fierté souvent exposé avec les cadeaux avant le jour du mariage, se compose de divers objets de valeur (draps, serviettes, nappes, tabliers, robes, lingerie, souliers, chapeaux, flacons, ...). La corbeille et le trousseau dépassaient les 5 millions de Dinars!!!
Jusqu'au XIXème, le fiancé adresse à la future mariée des présents dans une corbeille de mariage en osier, souvent ornée de rubans, en signe d'alliance. Selon les moyens, c'était un meuble, des dentelles, des bijoux, des tissus brodés, des châles, des fourrures, etc... Certaines sont mêmes de véritables objets d'art, réalisés par des artistes de renom et gardés précieusement dans les musées. En guise de corbeille, Napoléon offrit à Marie-Louise un somptueux coffre ouvragé contenant plus d'une centaine d'objets en or ou vermeil (nécessaire de toilette, de bureau, service à café, à thé, à chocolat...).
Les parents, les amis, les voisins, offrent aussi des cadeaux aux mariés depuis le Moyen-Age. C'est une manière de participer aux frais de la fête ou à l’installation du ménage. De là, quelques présents traditionnels sont offerts au nouveau couple (verres, couverts, assiettes, nappes, serviettes, draps ou mêmes services complets à vaisselle, thé ou café, meubles, lingerie, etc.) selon les moyens de chacun. Autrefois, il était même courant d'adresser comme cadeau de noces un berceau !
La dot , composée d'argent et cadeaux divers plus ou moins utilitaires, était autrefois apportée à la jeune fille par ses parents et la famille de son mari.
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